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Célia Persouyre

Ebéniste, Lauréate du Prix Avenir Métiers d'Art 2012

Née à Saint-Céré (Lot), Célia passe son bac STI Arts appliqués et suit les cours à l’école des Beaux-arts à Clermont-Ferrand où elle se perfectionne dans le dessin et le volume. Souhaitant mener ses projets de A à Z et attirée par la matière du bois, elle fait le choix d’apprendre le métier d’ébéniste qui lui donnera les bases pour mettre en œuvre ses idées. Après un CAP en alternance chez les Compagnons du Devoir à Saint-Etienne, elle passe un DMA (diplôme des métiers d’art) à la SEPR en 2012. A cette occasion elle travaille en tant que menuisier dans les ateliers de l’Opéra de Lyon, « une riche expérience ».

Au concours du prix d’Avenir Métiers d’Art en 2012, Célia propose un hommage à la « chaise de bistrot », icône du design, imaginée par un ébéniste autrichien Michael Thonet, en 1859. Le mobilier se compose d’une table et quatre chaises où chacun des cinq éléments intègre dans leur construction un élément de la chaise Thonet. Pour faire cela, elle a imaginé, dans une lecture éclatée, un mobilier archétypal en rupture totale avec les lignes sombres et sinueuses de la chaise Thonet. Ce travail lui a valu le 1er prix au niveau régional en Rhône-Alpes et le 3e prix au niveau national.

Début 2013, Célia monte son atelier à Craponne, dans l’idée de répondre aux commandes de particuliers et de réaliser ses propres créations. Elle imagine et réalise des aménagements d’intérieur et du mobilier sur mesure. Mais surtout elle développe ses projets personnels à savoir des luminaires comme Cône au carré, sebdes et COKI, du mobilier répondant aux nouveaux besoins comme 4-adaptables qui offre la possibilité d’avoir 4 tables en une.

D’autres projets sont en cours et au bois s’ajoutent peu à peu de nouveau matériaux. 2014 a été pour elle une année tournée vers la collaboration : elle met en place des binômes entre les céramistes, les designers et les artistes pour diversifier sa pratique et enrichir sa technique.

" Mon métier ? Je ne me considère pas ébéniste. Mon patron disait qu’il faut dix ans d’expérience pour affirmer « je suis ébéniste ». Il faut aussi et surtout apprendre le langage du bois pour le parler couramment. Même si j’aime travailler ce matériau, je n’en ai pas la passion. Je me suis initiée à l’ébénisterie pour me constituer des bases solides pour pouvoir réaliser mes idées. Et aujourd’hui ce savoir-faire m’ouvre sur d’autres matériaux et techniques. Et aussi surprenant que cela puisse être, la méthode apprise pour fabriquer un meuble m’aide aujourd’hui pour coudre ou souder. "

Photo : Léa Bugnet

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