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Gilbert Coudène

Co-fondateur de CitéCréation et ÉCohlCité

Né en 1951, à Oullins, Gilbert a suivi des études de sociologie et lettres modernes à l’Université Lyon 2, puis aux Beaux-Arts.

À 27 ans, il est à l’initiative de la CitéCréation, coopérative de peintres muralistes, qui a créé les murs peints lyonnais, aujourd’hui célèbres dans le monde entier. Néanmoins, les débuts de l’aventure étaient difficiles, les associés cherchaient à s’assurer un emploi stable en parallèle. C’est ainsi que Gilbert avec un collègue s’inscrivent à la SEPR pour passer un CAP d’opérateur-projectionniste qu’il a obtenu en 1981, en 6 mois.

« Nous cherchions des métiers qui nous permettraient de faire de la peinture dans la journée. Le jour même de l’obtention du diplôme nous étions embauchés pour ouvrir la salle du 4e étage de la Part-Dieu. C’était un des premiers multiplexes. Nous avons été embauchés sur le même poste, pour se relayer, ce qui nous permettait d’être souples et de peindre la journée. Ça a duré 4 ans. »

Chef de projets à CitéCréation, Gilbert Coudène et son équipe conçoivent et réalisent plus de 650 peintures murales, dans 24 pays, avec des filiales au Québec, à Berlin et des bureaux de représentation à Moscou, Jérusalem, Shanghai. En 2012, il co-fonde, avec l’école Émile Cohl, la meilleure école de dessin en France, une nouvelle école – ÉCohlCité-, établissement international d'enseignement supérieur en art mural. Située aujourd’hui à Oullins, cette école construit son nouveau siège sur le Campus Pro Lyon/Rhône-Alpes, où avec l’école Émile Cohl, elle va rejoindre la SEPR en 2016.

Pour Gilbert Coudène, passionné de la peinture qu’il a fait sortir dans la rue, le métier de peintre-muraliste est le plus vieux métier du monde :

« Il y a 33 000 ans, dans la grotte Chauvet-Pont-d'Arc l’homme créait les peintures murales. D’autres peintures ont été réalisées sur toute la planète, que ce soit en Australie, au Tibet, ou en Afrique du Nord. Toutes les grandes civilisations en ont gardé les traces.  C’est une des plus vieilles, des plus grandes et de plus nombreuses traces de l’humanité, puisque il y a 33 000 ans, un individu s’est redressé pour peindre. »

CitéCréation travaille, à travers ses œuvres, sur les questions de la mémoire, de l’identité et de l’histoire. Certaines fresques ont fait partie de la réhabilitation de l’habitat social, comme le projet grandiose de 25 fresques murales créées lors de la rénovation du quartier des États-Unis (Lyon 8e) qui constituent aujourd’hui le Musée Urbain Tony Garnier, ou encore les fresques de la Sarra (Lyon 5e), le plus grand trompe-l’œil architectural du monde.

«  Nous voulons redonner de la fierté aux habitants. On dit que les murs, c’est la deuxième peau des habitants ».

Photo : Léa Bugnet

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