Métiers rares d'art

Géraldine Autié

Géraldine Autié a trouvé sa voie grâce à son amour du bricolage et elle a créé avec sa sœur un atelier de cordonnerie.

Géraldine Autié cordonnier

De la banque à la cordonnerie

Sa formation

Après un BTS banque et assurance et quelques années de travail en agence, Géraldine Autié décide de changer de voie. Sa sœur Sophie, Deug en psycho et maitrise en droit social, suit la même voie, et les deux sœurs recherchent activement un projet qu’elles pourraient mettre en place ensemble. Plutôt bricoleuses toutes les deux et à la recherche d’une activité indépendante, elles se penchent sur le métier de décoration d’intérieur avant d’arriver à l’idée d’ouvrir un atelier de cordonnerie.

Cordonnerie, c’est le secteur où les professionnels constatent d’une seule voix une pénurie de mains d’œuvre, tout en dissuadant les deux sœurs de se lancer dans ce métier « masculin, car physique et technique » et leur proposant de s’orienter vers la couture. Géraldine Autié cherche pendant un certain temps un maître d’apprentissage afin de commencer dès septembre 2012 son CAP cordonnerie multiservices en alternance à SEPR l’École des métiers. Elle trouvera un patron qui lui fera confiance et chez qui elle apprendra le métier de cordonnier et la gestion d’un atelier de A à Z.

Expérience qu’elle approfondira en tant que salariée pendant une année après avoir obtenu son diplôme.

Nous reprenons la tradition, puisqu’une femme a déjà exercé ce métier dans le 4e.

l’atelier des cordonnières

Son projet entrepreneurial

Après de longues années de préparation, l’atelier des cordonnières a ouvert ses portes en août 2014 au 12 rue Claude Joseph-Bonnet. Quartier qui connut jadis une cordonnière dont les traces sont encore présentes dans la mémoire des habitants. Les compétences des deux sœurs dans le design et leur goût artistique a permis de créer un atelier moderne qui expose régulièrement les productions en cuir et de la bijouterie. Géraldine forme Sophie au métier sur le tas, et ensemble elles apprennent à gérer une entreprise.

«La création d’une société c’est un parcours de combattant et une expérience très formatrice. Notre atelier a été très vite sollicité par les clients et même les médias. Nous recherchons une qualité irréprochable. Nos clients, malgré le temps d’attente de trois semaines, sont nos fidèles. Le bouche à oreille nous aide beaucoup, car nous ne faisons pas de publicité.

Elles travaillent 6 jours sur 7 et finissent parfois les commandes tard le soir. Mais c’est très valorisant d’être reconnue par la profession. On leur dit souvent, « Ah, mais c’est vous, les cordonnières de la Croix-Rousse! »

Leur métier à elles, c’est de réparer. Et ça tombe bien, car c’est une activité qui a tendance à se développer.

« Aujourd’hui, on est revenu à la réparation. Surtout pour les sacs et les chaussures. Il ne faut parfois pas grand-chose pour redonner à l’objet une seconde jeunesse. Pour les sacs, il y a souvent un côté sentimental »

Nous cherchons à dépoussiérer ce métier.

95% de cordonnerie

Le concept boutique atelier

Si l’activité autour du cuir a bien démarré, avec la réparation de chaussures, de sacs ou de gants, le service clefs minute balbutie encore et c’est pourtant la partie la plus rentable.

La partie création a été étoffée, avec plus d’accessoires à base de cuir (housses de téléphone, porte-clefs, barrettes pour les cheveux, etc.).

Leur boutique atelier a exposé également le travail de créatrices lyonnaises.

Après cinq années d’activités, en 2019, elles arrêtent cette aventure aussi riche qu’intense pour développer d’autres projets.

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